Professionnel en partage

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Professionnel en partage - Exemple de rayonnagesIl s’agit d’un bibliothécaire qui n’est pas affecté à 1 bibliothèque mais à 2 voire 3 bibliothèques et qui joue un rôle de :

  • conseiller,
  • coordinateur,
  • formateur,
  • animateur.

Pourquoi ?

  • parce que les équipes bénévoles et/ou salariées ont besoin d’une assistance et d’un accompagnement professionnels, eu égard notamment à la technicisation du métier de bibliothécaire,
  • parce que les petites communes ne peuvent, seules, financer un emploi « professionnel »,
  • parce que ce professionnel constitue un levier de développement pour :
  1. structurer et mettre à niveau un territoire en termes d’offre de bibliothèques,
  2. développer dans les bibliothèques de nouvelles offres de service,
  3. moderniser et professionnaliser le fonctionnement des bibliothèques.

La question de la professionnalisation des équipes est apparue depuis longtemps comme un enjeu de développement essentiel  dans la modernisation des bibliothèques et leur adaptation aux besoins et attentes de leurs usagers. 

La bibliothèque est en effet un service de proximité essentiel qui répond, localement, à des enjeux éducatifs, sociaux et culturels, au sens large. De fait, quand, de par la surface de ses locaux, la constitution des ses collections et la qualification de ses équipes, elle n’est pas en phase avec les besoins de la population qu’elle est censée desservir, elle court le risque de péricliter !

 

Professionnel en partage - Exemple de rayonnagesIl s’agit d’un bibliothécaire qui n’est pas affecté à 1 bibliothèque mais à 2 voire 3 bibliothèques et qui joue un rôle de :

  • conseiller,
  • coordinateur,
  • formateur,
  • animateur.

Pourquoi ?

  • parce que les équipes bénévoles et/ou salariées ont besoin d’une assistance et d’un accompagnement professionnels, eu égard notamment à la technicisation du métier de bibliothécaire,
  • parce que les petites communes ne peuvent, seules, financer un emploi « professionnel »,
  • parce que ce professionnel constitue un levier de développement pour :
  1. structurer et mettre à niveau un territoire en termes d’offre de bibliothèques,
  2. développer dans les bibliothèques de nouvelles offres de service,
  3. moderniser et professionnaliser le fonctionnement des bibliothèques.

La question de la professionnalisation des équipes est apparue depuis longtemps comme un enjeu de développement essentiel  dans la modernisation des bibliothèques et leur adaptation aux besoins et attentes de leurs usagers. 

La bibliothèque est en effet un service de proximité essentiel qui répond, localement, à des enjeux éducatifs, sociaux et culturels, au sens large. De fait, quand, de par la surface de ses locaux, la constitution des ses collections et la qualification de ses équipes, elle n’est pas en phase avec les besoins de la population qu’elle est censée desservir, elle court le risque de péricliter !

Une véritable valeur ajoutée

Une véritable valeur ajoutée

La présence des bénévoles dans une équipe est un soutien précieux qui crée avec les usagers une proximité essentielle au lien social généré par la bibliothèque. Leur enthousiasme, leur écoute mais aussi souvent leurs compétences, dès lors qu’ils acceptent de se former pour se mettre au service des besoins du public, sont à l’évidence un atout des « petites » communes. Le bibliothécaire « professionnel » n’a aucunement vocation à dessaisir les équipes en place de l’ensemble des tâches qu’ils ou elles accomplissent avec compétences et savoir-faire mais le « professionnel en partage » apportera son soutien technique pour :

  • exploiter l’ensemble des ressources de la bibliothèque : informatisation du catalogue, indexation et cotation des fonds documentaires, mise en place d’une politique d’acquisition partagée,
  • évaluer, suivre et développer les services offerts au public,
  • concevoir et mettre en œuvre avec les équipes en place des projets d’animation, tout particulièrement en direction de publics « empêchés » ou éloignés à conquérir,

en bref d’adapter la bibliothèque aux évolutions de notre époque en répondant à des besoins qui le plus souvent ne sont pas formulés. Car l’offre crée la demande… Mais cette demande ne se fait jour qu’à partir du moment où l’offre touche des publics qui jusqu’alors ne se sentaient pas concernés par la bibliothèque. Il faut donc savoir bâtir cette offre, la penser en rapport avec la population à desservir, formaliser une politique d’acquisition, accompagner l’usager dans l’utilisation des ressources mises à sa disposition etc. ce qui est le sens même du métier de bibliothécaire, un métier lié à la médiation que l’on se doit d’instaurer entre des ressources, de toute nature, et des usagers, réels ou potentiels.La gestion de la bibliothèque relève donc pleinement de compétences professionnelles, et n’a rien à voir avec celle d’un guichet ou d’un service de prêts/retours de documents ; les  « permanences de prêt » ne sont souvent que la face visible et exclusive de nombre de bibliothèques qui n’ont pas opéré cette mutation.

La valeur ajoutée est donc :

  • la formalisation d’une politique d’acquisition,
  • l’accroissement et la diversification des services au public,
  • l’élargissement des publics.

ATTENTION !

Le temps de ce professionnel ne peut être « saucissonné » en fonction :

  • des horaires d’ouverture des bibliothèques concernées, puisqu’il n’est pas là pour se substituer aux équipes en place et n’est d’ailleurs pas forcément concerné par les « permanences de prêt »,
  • du nombre d’habitants des communes concernées par ce partage, puisque ce sont souvent les plus petites communes, moins structurées, qui en ont le plus besoin,
  • d’un calcul strictement égalitaire, puisque la mise à niveau du territoire repose sur le renforcement des petites unités et non sur un partage strictement égalitaire du temps de travail de l’intéressé(e).

On notera en outre que ce partage peut évoluer dans le temps, en fonction des projets de chaque commune concernée.

Un exemple de profil

Un exemple de profil

Tout profil est adaptable aux situations locales ; nous vous proposons donc un « exemple » de profil récapitulant les principaux attendus de ce type de poste.

Ses missions

  • conseil et assistance technique auprès des équipes bénévoles et salarié(e)s de chaque bibliothèque,
  • formalisation de la politique d’acquisition,
  • mise en place et suivi du programme d’animations,
  • suivi du développement des bibliothèques,
  • relations avec les partenaires locaux et institutionnels,

Son profil

  • Bibliothécaire (cat. A) ou Assistant qualifié de conservation du patrimoine et des bibliothèques (cat. B),
  • Qualités relationnelles, capacité d’animation et volonté de travailler en équipe,
  • Capacités d’organisation et d’adaptation,
  • Pédagogie, dynamisme et esprit d’innovation, connaissance du milieu rural et associatif.

Le dispositif du Département

Le dispositif du Département

Il s’agit d’une aide financière au recrutement d’un professionnel des bibliothèques. Cette aide existe depuis 2003, date de l’adoption du premier Plan Départemental de Développement de la Lecture publique (P.D.D.L.). Elle est prorogée dans le règlement d'intervention mis en oeuvre à partir de 2018.

Elle repose sur le constat d’une carence de professionnels sur le terrain à même de participer au maintien d’un maillage de bibliothèques de proximité ; il s’agit dès lors, grâce à la création de ce levier de développement, de conjuguer l’indispensable proximité à la dynamique d’un réseau.

Quels types de poste peuvent être aidés ?

Un agent de la Fonction publique territoriale de la filière culturelle au grade de bibliothécaire (cat. A) ou assistant qualifié de conservation du patrimoine et des bibliothèques (cat. B)

Pour quel seuil de population ?

Le Département a évalué le besoin à 1 professionnel pour au plus 5 000 habitants. Rappelons à cet égard que les Recommandations de l’Etat sont de 1 professionnel pour 2 000 habitants. Cette aide concerne donc 1 commune ou plusieurs ne dépassant pas, ensemble, 5 000 habitants.

Commune ou EPCI ?

Ce choix peut indifféremment reposer sur un EPCI ou émaner de 2 ou 3 communes qui auraient décidé de s’associer pour financer un emploi « en partage ». Dans le cas d’un EPCI, la prise de compétence « culturelle » n’est pas exigée.

Selon quelles modalités ?

Se reporter au règlement d'intervention 2018

Cette aide ne peut être prorogée, considérant que le « professionnel en partage » aura pleinement fait la preuve de sa nécessité et que les collectivités seront donc en mesure de prendre le relais. Il s’agit d’une mesure incitative misant sur la démultiplication du  nombre de professionnels sur le territoire.

 

En conclusion...

En conclusion...

Les usagers des bibliothèques d’aujourd’hui, les citoyens dans leur ensemble, sont en quête de bibliothèques qui répondent à leurs besoins, multiples : information, éducation, formation tout au long de la vie, culture. Seules des réponses éminemment professionnelles peuvent couvrir le champ de leurs attentes, c’est la condition même du maintien de la place des bibliothèques en maints endroits.

Le « professionnel en partage » constitue donc pour les « petites » communes une chance sans précédent de rivaliser avec les plus grandes (!) mais surtout de garder leur place auprès de populations qui ne peuvent se déplacer (personnes âgées, enfants, etc.). Cette dynamique et la professionnalisation des acteurs de terrain renforcent la proximité et la qualité du service public. 

 

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